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jeudi 5 février 2009
lundi 2 février 2009
jeudi 15 janvier 2009
samedi 27 décembre 2008
Peu
”Tournoyer. Jusqu'à se perdre. Une question lève d’anciennes erreurs ou d’autres questions et ainsi de suite jusqu’à ce qu’au-dedans ne reste qu’une poussière épaisse, jaune, sale. Savoir, culture, titres... si peu de poids que cela devient vite éboulis de masques, politesse de langue, orgueil creux... Milliers de livres : amas. Les vérités sont offertes, les expériences, les circuits de l’esprit : on coupe, on se sert, et à force on se perd parmi les équilibres possibles, mal : difficile de trier, de mêler. Systèmes complexes, brillants, s’entrechoquant. Armures, plus ou moins durables, élégantes, pratiques, personnalisées... Ne pas être nu, voilà l’essentiel, semble-t-il. “
Antoine Emaz, C’est, Deyrolle, 1992, p.24
dimanche 7 décembre 2008
Silence
mardi 18 novembre 2008
mardi 11 novembre 2008
Une pensée
4
"Je pense qu'en ce moment
personne peut-être ne pense à moi dans l'univers,
que moi seul je me pense,
et si maintenant je mourais
personne, ni moi, ne me penserait.
Et ici commence l'abîme,
comme lorsque je m'endors.
Je suis mon propre soutien et me l'ôte.
Je contribue à tapisser d'absence toutes choses.
C'est pour cela peut-être
que penser à un homme
revient à le sauver. (I, 9)
Roberto Juarroz, Poésie verticale, trad. de l'espagnol (Argentine) et présenté par Roger Munier, coll. Points, p. 24
lundi 3 novembre 2008
Besoin de lumière
"Lumière
qui déverrouille les portes du non-dit
qui se lave dans l'eau des fontaines
où vient boire la mémoire
qui grimpe l'échelle du temps
dont elle cueille les fruits
Lumière
invitant les merles
sur l'arbre de la haute vie
maquillant ses nids
pour le passage du possible
[...]
Elle accroche des soleils
aux cimaises du hasard "
Anne-Marielle Wilwerth , Démesurément la lumière, l'arbre à paroles
dimanche 5 octobre 2008
samedi 14 juin 2008
Triptyque
Commun des Mortels, une exposition de Florence Chevallier. Le titre s’explicite très vite : qu’y a t-il de commun entre les vivants ? La finitude. Après l’exposition Bonheurs, très esthétisée et mise en scène, la photographe désirait renoncer à l’image unique trop porteuse de sens en elle-même. Mais une fois la logique du cadre abandonnée, il fallait reconstruire une autre méthode de travail. C’est sous forme de triptyques verticaux (en opposition à ceux de la peinture qui sont souvent horizontaux) que les photographies sont présentées. On y discerne trois règnes celui du végétal, de l’humain, de l’animal. Les thèmes sont ceux de l’enfance, de la découverte du monde, de la cruauté, de la vie et de son corollaire la mort. Pas de mise en scène dans cette exposition. Florence Chevallier se sert de son appareil (6x6) comme d’une caméra mais sans narration. Toutes les photos représentent le quotidien, le passage des jours et des saisons sous forme de gros plans dont le contexte est gommé. Ce sont comme trois fenêtres qui provoquent des associations brutales, des rencontres inattendues ayant un rapport avec l’inconscient, le rêve mais où le regard et l’affect sont également concernés. La lecture verticale n’est pas bien sûr la seule qui s’impose et chacun peut créer ses propres associations. Cette manière de travailler la photographie comme un film muet avec mouvement et temporalité est passionnante."La photographie est indissociable pour moi de l’avènement de la psychanalyse et de l’apparition de l’album de famille. Elle permet d’enquêter sur soi sur sa filiation, sur le monde, ce qui nous relie et ce qui nous sépare. Comment le monde et soi-même interagissent dans une impossible fusion, car le regard distancie notre rapport au monde et à nous même, il révèle et met littéralement sous nos yeux, l’étoffe dont nous sommes faits. Entre élucidation et aveuglement : la forte lumière qui préside aux images que je forme s’accompagne toujours de zones d’ombres protectrices.
Expérimenter par le cadre les limites de nos existences, les frontières entre soi et les autres, la souffrance qu’il y a à ne pouvoir jamais totalement l’atteindre, ni s’atteindre soi même...
C’est une aventure de la psyché humaine que je propose à partir de mon engagement physique et mental au sein de l’acte photographique.
Faire corps avec le médium tout en marquant la blessure, les coupures, les limites qui nous constituent. L’émerveillement lié à la peur, le désir à la perte, l’absence, la solitude creusant les images.
Pas d’image unique rassurante mais toujours l’infini des questions qui s’enchaînent et rejoue la scène différemment au gré de l’avancée dans l’existence. Multiple de soi, la photographie est un instrument solitaire qui dévore, essaie de toucher...y parvient-elle?" Florence Chevallier
dimanche 8 juin 2008
samedi 31 mai 2008
jeudi 29 mai 2008
Une exposition gouleyante

Le blog d'Emma et Raphaële : Trottoir bleu
Cette exposition est un ravissement pour les yeux. Bien entendu cette photo n'est qu'un aperçu. Une dégustation à prévoir dans les prochains jours :
Centre d'animation Villiot/Rapée
36 quai de la Rapée
Paris 12
(Jusqu'au 13 Juin 2008)
lundi 26 mai 2008
samedi 24 mai 2008
vendredi 23 mai 2008
lundi 12 mai 2008
dimanche 11 mai 2008
Citation du dimanche
© René Maltête"...voici le premier impératif : gardons-nous bien de suivre, à la manière des moutons, le troupeau de ceux qui précèdent en allant non pas vers où il faut aller, mais simplement où vont tous les autres. Car rien n'entraîne à de plus grands malheurs que de se conformer à la rumeur publique, en estimant que les meilleurs choix sont ceux du plus grand nombre, de se laisser conduire par la multiplicité des exemples - cela parce que nous vivons non d'après la raison mais dans un esprit d'imitation. D'où cette énorme cohue de gens qui se précipitent les uns sur les autres [...] Aussi est-il néfaste d'emboîter le pas à ceux qui nous précèdent. Comme chacun aime mieux croire que juger, lorsqu'il s'agit de la vie, on ne juge jamais, on croit toujours. Nous sommes emportés dans un tourbillon, jetés à bas d'un précipice par une erreur transmise de main en main. Nous nous mourons des exemples d'autrui ; nous guérirons à la seule condition de nous distinguer de la multitude."
Sénèque , La Vie heureuse, Ed. Arlea, trad. François Rosso, pages 16 à 18.
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