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jeudi 22 janvier 2009

Dina Vierny

© photographie de Frank Horvat


Hier, je suis allée voir avec une amie le film Séraphine de Martin Provost. Nous cherchions dans quel musée, les œuvres de Séraphine de Senlis étaient en ce moment exposées. C'est bien sûr à la fondation Dina Vierny - Musée Maillol car Dina Vierny possédait quelques toiles de Séraphine. Or j'ai appris ce matin la mort de Dina Vierny.

C'est à l'âge de 15 ans qu'elle fait la connaissance de Maillol, qui découvre alors celle dont on lui a dit qu'elle ressemblait à son oeuvre. Leur collaboration va durer 10 ans. Maillol prend Dina comme modèle des dessins à partir desquels il conçoit sa sculpture. Des œuvres telles que la Montagne, l'Air, la Rivière mais aussi des statuettes comme Dina à la natte ou des peintures, pastels et dessins. Dina Vierny posera aussi pour les amis de Maillol , Matisse (Maillol l'a recommande avec ce billet : "Je vous envoie l'objet de mon travail, vous la réduirez d'un trait"), Bonnard et Dufy. Son oeuvre ultime Harmonie qu'il travaille avec Dina restera inachevée car il meurt en 1944 dans un accident de voiture.
Après la guerre sur les conseils de Matisse et de Jeanne Bucher, Dina Vierny va ouvrir à Saint-Germain-des-Près une galerie d'art. Parallèlement elle court le monde pour enrichir sa collection. À la fin des années soixante notamment, elle a la curiosité de visiter les ateliers de Moscou et de Saint-Petersbourg, où elle découvre des artistes d'avant-garde totalement méconnus en Occident.
Après la donation des sculptures de Maillol installées dans le jardin des Tuileries sous l'autorité d'André Malraux en 1964 et réimplantées dans le jardin du Carrousel, Dina Vierny prit la décision de créer sa Fondation pour rendre publique toute l'œuvre d'Aristide Maillol. "Maillol a ouvert mes yeux à la création" avouait-elle. Ce musée devient pendant 30 ans la part essentielle de sa vie. Aidée de l'architecte Pierre Devinoy, elle va le réaliser au 59-61 rue de Grenelle. Ce sont ses deux fils qui s'occupent maintenant de ce musée : Olivier Lorquin est directeur de la Fondation et Bertrand Lorquin est conservateur du musée.

C'est dans ce musée que j'ai découvert le regard croisé de Diego Rivera et Frida Kahlo ; Vieira da Silva ; l'exposition la Vérité nue sur les expressionnistes autrichiens : Gerstl, Kokoschka, Schiele, Boeckl.

samedi 26 avril 2008

Parc Christian Gad à Ploumanach (2)

François Breton



Femme à l'enfant








Vous pouvez voir d'autres sculptures ici (n'oubliez pas de cliquer)

Parc Christian Gad à Ploumanach (1)

Un symposium de scuptures a eu lieu à Ploumanach en septembre 2007 :



L'un des participants : Patrice Le Guen en pleine création



Le repos du tailleur







On y rencontre aussi son œuvre précédente : Dahud



vendredi 4 avril 2008

Pas de pieds



Où il est encore question de spirales

Elle a plusieurs cordes à son arc et ce n'est pas juste une façon de parler car elle tire vraiment à l'arc. Elle est également photographe, sculpte et tutti quanti. C'est insupportable cette quantité de talents...
Je donnais comme titre à cette sculpture "Énergie" car ces pieds me semblaient aller vraiment de l'avant et surtout parce qu'il en fallait beaucoup pour tordre ce fer qui soutient l'ensemble. Je n'avais aucune idée de ce qu'en pensait M.


Réponse de M.
Titre "énergie" ? ...
Tu vois que c'est intéressant pour toi et pour moi de ne pas avoir de titre précisé au départ : tu analyses ainsi la façon dont tu reçois "l'œuvre" et moi, j'ai un retour et aussi, en l'occurrence, un angle que je n'avais pas envisagé.
Ton choix de titre pourrait convenir sous le premier point de vue mais pour le second, cela me semble, d'une part, trop morceler la sculpture en 2 éléments distincts (terre et fer), être trop "explicatif" et que, d'autre part, "l'énergie créatrice physique" ne se pose pas ainsi pour moi.
En fait, ce n'est pas travailler les matériaux qui me demande de l'énergie mais c'est d'arriver à leur faire exprimer le projet que j'ai dans la tête ou, pour des "reproductions" à partir d'un modèle, de se laisser "embarquer" par les matériaux, de se laisser aller...
Ce serait bien en fait que, chaque œuvre d'artiste soit ou non accompagnée de son titre, mais qu'il y ait une place également pour que ceux qui reçoivent l'œuvre puisse en proposer diverses lectures... Un peu comme "un livre d'or" afin qu'un dialogue se poursuive entre l'artiste et le "spectateur" qui deviendrait alors aussi "acteur déclaré".
Le titre premier que je donne à cette sculpture est en fait Spirale. A tout un chacun d'y mettre ensuite en titre ce qu'il reçoit de la sculpture et/ou de l'association qu'il fera de sa perception associée au titre donné, à un moment donné par moi et par lui.
Il en est de même pour les photos de la sculpture que je t'ai proposées : ce sont mes points de vue qui mettaient en évidence ce à quoi j'attache de l'importance dans cette sculpture, ce que je voulais exprimer, et toi, tu choisis celles qui te "parlent", soit pour un projet précis de mise en page, soit parce que à ton tour tel ou tel angle te "parle" plus avec ce que tu es.
Une photo n'est-elle pas aussi une "œuvre" ...?

jeudi 14 février 2008

Un sculpteur : Philippe Mauguen

Il travaille l'argile, le bois et le métal (il a été serrurier) mais c'est surtout le granit qui l'attire.
C'est dans la région de Jugon-les-lacs que Philippe Mauguen a découvert cette roche. Il hante les carrières où il glane des pierres comme le languedias, un granit fin de couleur beige. Il les choisit d'abord pour leur forme et leur marbrure car l'idée est déjà dans la matière. Il les dégrossit sur place puis les transporte dans son atelier où il les reprend et les façonne. Sa formation de dessin industriel lui a été très utile pour concevoir les volumes dans l'espace.
Il s'est très tôt intéressé à l'art africain, inuit, précolombien, aux formes brutes et compactes qui ressemblent un peu à l'art breton.
Il fréquente bien sûr les expositions et musées car il apprend aussi en regardant les autres.
L'une de ses œuvres intitulée "La vie" présente la façade d'un immeuble et dévoile les rêves de ses locataires dans un empilement de bas-reliefs ciselés sur une colonne de granit.



Les photos des œuvres sont du photographe J.C Fernandes