mercredi 28 juillet 2010
vendredi 23 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
L'Apprentissage au festival d'Avignon
jeudi 8 juillet 2010
Clémentine Célarié // Maryse Hache

Écouter la lecture en suivant ce lien :
http://semenoir.typepad.fr/semenoir/2010/08/enregistrement-lecture-clémentine-célariémaryse-hache.html
Maryse Hache a également mis en scène La construction de soi, un livre d'Alexandre Jollien avec Olivier Lacut. J'ai vu ce spectacle au théâtre des déchargeurs.
"Comment vivre ? Quoi faire dans ce monde ? Qui suis-je ? Où chercher réponse à ces questions essentielles ?
La seule réponse qui vaille est à chercher en nous-mêmes. Mais il n’est pas interdit de forger des outils. La philosophie, les textes des philosophes, voilà pour moi l’outil, nous dit Alexandre Jollien dans La Construction de soi. Le spectacle parle donc d’un homme à qui la philosophie permet d’oser vivre dans l’acquiescement à ce qui est, dans l’aveu de sa faiblesse humaine - et cela fait sa force. Oser lâcher prise, oser laisser place au sensible dans l’intelligence. Construire un art de la joie, joie à la portée de chacun s’il refuse plaintes et apitoiements et se lance dans les actes qui la construisent car la joie est active.
La force du comédien c’est d’oser cette impudeur : s’offrir au texte et au public, dans la fragilité et la simple dimension humaine avec laquelle il accueille la vie, sans crainte ni adversaires."
Maryse Hache
Titulaire d’un DEA de philosophie de l’art, Sorbonne – Paris, elle est formée à l’atelier théâtral dirigé par Philippe Vallepin à Orsay et à l’Ecole normale supérieure de Paris, auprès de Diana Ringel. Elle reçoit une formation d’acteurs avec la compagnie du Moment auprès de Vincent Rouche et Anne Cornu.
Professeur de philosophie et de français en lycée, BTS et préparation aux concours, elle entre ensuite dans le monde du théâtre. En 2004, en coproduction avec la compagnie Tous à vos nez, elle dirige treize clowns pour un théâtre de rue à Aurillac : Lâchers de clowns.
Elle est l’assistante à la mise en scène de Rachel Salik dans Je suis la vieille dame du libraire.
Maryse Hache travaille aussi l’écriture. Elle a élaboré un texte, Eclats et reflets à l’Amont Quentin, à partir du recueil des paroles des habitants d’un quartier de Cherbourg et en a organisé la lecture-performance pour une « journée autour du renouvellement urbain » organisée par la ville de Cherbourg. En 2006, elle écrit Passée par ici, un texte publié par le Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin, à Paris.
Vous pouvez retrouver son écriture sur son blog Semenoir
mardi 6 juillet 2010
DiptYque
Une revue est en train de naître. Son nom :

Un petit lien pour tout savoir ici.
Voici un premier aperçu du sommaire du mois de juin
Une voix à la Une : Jos Roy
Une anthologie poétique de la part de l’ombre avec les contributions de
Philippe Leuckx, Angèle Paoli, Michel Brosseaux, Sylvie Durbec, François Teyssandier, Cathy Garcia, Denis Heudré, Ghislaine Leloup, Louis Raoul, Juliette Zara , Eric Dubois, Ile Eniger, Loyan, Dominique Sorrente, Sébastien Ecorce, Christiane de Rémont, Alain Valet, Liciter Adoma, Xavier lainé, Michèle Dujardin, Roland Dauxois, AbdelHak Kessair, Sophie Boutelet, Zur
Des nouvelles et proses de Olivier Hobé, Christophe Esnault, Chris Simon, Khun San, Lise Genz, Mathieu Rivat, Camille Philibert-Rossignol et Stéphane Méliade
Des chroniques, notes de lectures, approches critiques de France Burghelle-Rey, Angèle Paoli, Lucie Pasquiou, Serge Maisonnier, Florence Noël, Nathalie Riera, Isabelle Guilloteau, Brigitte Célerier
Des œuvres et photographies de Jean-Pierre Leclercq, Annick Reymond, Solange Knopf , Nicolas Vasse, Jean-Michel Denis, Marie Hercberg, Raphaële Colombi, Alain Valet et Guidu Antonietti
Un article curieux d’Eric Poindron
Un article éveilleur de conscience de Florence Noël
Un billet d’humeur de Xavier Lainé
Un « Chantier de poème » de France Burghelle-Rey

Couverture DiptYque numéro 1 avec en illustration, une oeuvre d’Annik Reymond

Un petit lien pour tout savoir ici.
Voici un premier aperçu du sommaire du mois de juin
Une voix à la Une : Jos Roy
Une anthologie poétique de la part de l’ombre avec les contributions de
Philippe Leuckx, Angèle Paoli, Michel Brosseaux, Sylvie Durbec, François Teyssandier, Cathy Garcia, Denis Heudré, Ghislaine Leloup, Louis Raoul, Juliette Zara , Eric Dubois, Ile Eniger, Loyan, Dominique Sorrente, Sébastien Ecorce, Christiane de Rémont, Alain Valet, Liciter Adoma, Xavier lainé, Michèle Dujardin, Roland Dauxois, AbdelHak Kessair, Sophie Boutelet, Zur
Des nouvelles et proses de Olivier Hobé, Christophe Esnault, Chris Simon, Khun San, Lise Genz, Mathieu Rivat, Camille Philibert-Rossignol et Stéphane Méliade
Des chroniques, notes de lectures, approches critiques de France Burghelle-Rey, Angèle Paoli, Lucie Pasquiou, Serge Maisonnier, Florence Noël, Nathalie Riera, Isabelle Guilloteau, Brigitte Célerier
Des œuvres et photographies de Jean-Pierre Leclercq, Annick Reymond, Solange Knopf , Nicolas Vasse, Jean-Michel Denis, Marie Hercberg, Raphaële Colombi, Alain Valet et Guidu Antonietti
Un article curieux d’Eric Poindron
Un article éveilleur de conscience de Florence Noël
Un billet d’humeur de Xavier Lainé
Un « Chantier de poème » de France Burghelle-Rey

Couverture DiptYque numéro 1 avec en illustration, une oeuvre d’Annik Reymond
samedi 3 juillet 2010
Laurent Terzieff

"La poésie fait parole de ce qui avant elle, ne l'était pas, et qui par elle le devient.
Parole de ce qui avant elle et sans elle, ne saurait être dit.
Elle constitue une ouverture vers cette face invisible du monde qui existe en dehors de nos représentations, et qui nous relie à tout et à tous, qui réconcilie toute chose, même les contraires, jusqu'à nous faire entendre le silence des mots, jusqu'à réconcilier nos rêves de la nuit et le rêve éveillé de nos journées. En visitant le monde à l'intérieur de chacun de nous, elle abolit la coupure originelle entre l'objet perçu et la conscience qui perçoit.
Il en découle que traduire la poésie, c'est prendre le pari de mettre en mots ce qui relève de l'indicible.
Pour y parvenir, il ne faut pas, semble-t-il, chercher à tout prix les ressemblances ou équivalences existant entre deux langues, mais, au contraire, creuser un sillon dans la langue d'accueil, l'irriguer d'un sang nouveau, exalter la différence de ce verbe qui vient d'ailleurs. C'est - pour parler le langage de la photographie - réaliser le négatif de l'œuvre originale.
C'est ce qu'ont merveilleusement réussi , à mon sens, Guillevic avec les grands poètes allemands, Maurice Betz avec Rilke, Nerval avec notamment Henri Heine, Baudelaire avec Poe [...]
Ils ont su retrouver la pureté originelle du mot, son sens primitif qui, au delà du signe devient le regard unique et neuf qui dissipe les brumes de l'habitude, et rend à tout objet visible sa pureté essentielle.
Dans mon travail, en grande partie solitaire, il m'est souvent venu à l'esprit cette exhortation de saint Benoît : "Soyez présents à la psalmodie, de telle façon que notre homme intérieur s'accorde avec notre voix"
Laurent Terzieff
© en haut , photo de Jean-François Bauret
© Pascal GelyUn très bel article sur Laurent Terzieff par Gil Pressnitzer ici
vendredi 2 juillet 2010
Charles Juliet // Hans Hartung
Parfois
rarement rarement
c'est la lumière qui l'emporte
Mais le plus souvent
elle se voile s'assombrit
elle est sur le point de disparaître
Entre elle et nous
s'interposent un lacis
ou un conglomérat de lignes
des coulures griffures moirures
qui tendent à la recouvrir
l'effacer
le millénaire et incessant combat
entre la lumière
et ce qui cherche à la vaincre
entre ce qui pousse vers l'immense
et ce qui maintient au cachot
la lutte entre la vie et la mort
cette mort qui approchait
en celui qui réalisait ces toiles
une mort qui se faisait
chaque jour plus menaçante
mais qu'il parvenait
à tenir en respect
fort de sa rage de peindre
de son acharnement à dire
plus qu'il n'avait dit
fort de sa résolution à ajouter
quelques ultimes pierres
à l'imposant édifice
qui a pour nom
HANS HARTUNG
Charles Juliet dans la revue L'Autre n°1, p.49
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