vendredi 21 mai 2010

Cédric Demangeot




À force de réfléchir on s'abîme dans le piège des vitres. À force de penser vivre ou de se penser vécu, on ne termine pas ses phrases. La perte de la parole est l'implacable rançon de l'entrée en langue. La bulle crève et le souffleur se creuse. Turbulences derrière le bâillon. L'orgueil et le vide s'enlacent, bouillonnent de concert.

Cédric Demangeot, Nourrir querelle, Ed Obsidiane (Prix de la vocation 2000)
Un lien sur l'auteur


    © Cédric Demangeot

4 commentaires:

JEA a dit…

presque hors sujet mais une page nomade se languit de vous...

Amaryllis a dit…

En fait ce n'est pas hors sujet. Pour le moment je n'écris plus . Je ne mets que les autres.

jean jacques a dit…

c'est fort comme texte et cela renvoie bien évidemment à sa "propre" écriture ou tout au moins son envie de le faire.

Amaryllis a dit…

Oui Jean-Jacques, les textes de Cédric Demangeot sont vraiment à explorer. Je n'ai noté qu'un infime extrait de son livre : il faut tout lire