
© ill. Bobi+Bobi
Un mur. Devenir un mur ou plutôt une montagne inaccessible, inabordable. Une forteresse sur laquelle se heurtent les gens et les choses. Plus de jérémiades, d'entailles, de pleurs, de douleurs. Un roc. Je laisse leur pelle aux fossoyeurs. Ce n'est pas mon travail. Je me tais mais taisez-vous aussi !

4 commentaires:
des silences ressemblent parfois à des silex
frottés les uns aux autres
ces silences étincellent
mais il est vrai qu'il y a des silences éteints
Toujours des remarques pertinentes JEA. Et un très beau poème sur ton blog. Je vous invite tous à aller le lire : http://motsaiques2.blogspot.com/2011/12/p-94-le-papillon-fera-un-noeud-au.html : le papillon fera un noeud au mouchoir de ses ailes.
J'entre ici, dans ton blog, par une belle émotion. Ce texte surprend, provoque et attire, comme si, la force du message passait au delà des mots.
La peinture me renvoie aussitôt à André Daligault, prêtre torturé pour faits de résistance et" trimballé" de camp en camp par les allemands, pendant 2 ans, avant d'être abattu à Auschwitz, la veille de la libération de ce camp.
Ces mots, furent pendant ces années, des petits dessins réalisés sur des morceaux de papier journal, jusqu'à la fin de sa vie, sans se plaindre, sans parler pour sauver ses camarades de réseau. Ces dessins sont conservés au Mémorial pour la Paix de Caen et ressemblent étrangement à celui présenté, ici.
Roger
Merci Roger. Je ne connais pas André Daligault mais curieuse, je vais bien sûr me renseigner.
Quant à Bobi+Bobi, il faut absolument voir ses dessins .
j'aime le land art, je passerai de temps en temps sur le chemin des grands jardins.
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